Le Chemin Néocatéchuménal
est au service de l’Église (diocèses et paroisses) pour permettre une redécouverte du baptême et une formation permanente de la foi à travers un itinéraire proposé aux fidèles qui désirent raviver dans leur vie la richesse de la vie chrétienne. C’est aussi un instrument pour l’initiation chrétienne des adultes qui souhaitent recevoir le baptême.
Le Chemin Néocatéchuménal comprend actuellement 21.066 communautés réparties dans 6 293 paroisses dans 135 pays. 1 900 séminaristes se préparent à la prêtrise dans 121 séminaires “Redemtoris Mater” dans lesquels 2 950 prêtres ont été formés, 1 000 familles en mission dont 212 missions ad gentes réparties dans 62 nations.
Son histoire commence en 1964 dans les baraquements de Palomeras Altas, dans la banlieue de Madrid, au milieu des gitans, vagabonds, voleurs, prostituées, délinquants, immigrés, etc.
Dans ce milieu de pauvres et de marginaux, l’Esprit Saint souffle l’espoir : au début des années 1960, Francisco José Gómez Argüello (Kiko), talentueux peintre espagnol, après une crise exis
tentielle, découvre dans la souffrance des innocents le mystère du Christ crucifié, présent dans les plus pauvres de la terre. Il abandonne tout et, suivant les traces de Charles de Foucauld, rejoint ces pauvres gens.
C’est alors que Carmen Hernández, diplômée en chimie, après un parcours qui l’a conduite à suivre une formation théologique à l’Institut des Missionnaires du Christ Jésus et à vivre deux ans en Israël, retourne à
Madrid pour former un groupe missionnaire pour évangéliser les mineurs d’Oruro (Bolivie).
Tout change quand elle rencontre Kiko Argüello et commence à collaborer avec lui.
En 1959, la Vierge Marie dit à Kiko : « Il faut faire des communautés chrétiennes comme la Sainte Famille de Nazareth, qui vivent dans l’humilité, la simplicité et la louange. L’autre est le Christ ».
Cette révélation, donnée à un homme aux immenses qualités artistiques et doté d’une expérience existentielle profonde, associé au zèle de Carmen pour l’évangélisation appuyée sur une solide formation théologique, constituera un binôme au service de l’Église. Ce binôme, auquel viendra se joindre le père Mario Pezzi, permettra la naissance du Chemin Néocatéchuménal.
Ces communautés ainsi créées qui se propagent rapidement dans le diocèse de Madrid, encouragées par Mgr Morcillo, puis à Zamora, Rome et Lisbonne, sont un don de l’Esprit Saint pour l’Église qui, en parallèle avec 50 nouvelles autres réalités nées dans le contexte conciliaire, ont la puissance de porter l’esprit du Concile Vatican II dans les paroisses.
Ce renouvellement, voulu par le pape Jean XXIII, consiste à créer des communautés chrétiennes dans lesquelles ceux qui le souhaitent peuvent apprendre à vivre pleinement la grâce reçue lors du baptême.
Après une annonce initiale du Kérigme, le Mystère Pascal de Jésus-Christ mort et ressuscité par amour pour nous et le pardon de nos péchés, ces communautés entament un parcours de redécouverte de la foi et apprennent à vivre dans l’amour et l’unité (les deux signes que Jésus nous a laissés pour porter la Bonne Nouvelle aux pauvres).
En 1974, Paul VI, reconnaît le Chemin comme un fruit du Concile Vatican II : « Voici les fruits du Concile ! Quelle joie et quelle espérance vous nous donnez par votre présence et par votre activité ! ». Jean Paul II a renforcé et favorisé son développement en envoyant des familles en mission et en instituant les séminaires diocésains missionnaires Redemptoris Mater. En 1990, il écrit: « Je reconnais le Chemin Néocatéchuménal comme un itinéraire de formation catholique valable pour la société et pour les temps d’aujourd’hui ». Benoît XVI a lui aussi accompagné et encouragé le développement missionnaire du Chemin. En 2008, le Conseil Pontifi-cal pour les Laïcs approuve définitivement les statuts du Chemin Néocatéchuménal.