Le mot du curé

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Dans quelques jours, nous célébrerons la Pâque, la résurrection de notre Seigneur Jésus Christ d’entre les morts.

Nous l’acclamerons d’abord à son entrée à Jérusalem, en déposant nos manteaux qui signifient nos vies, à ses pieds. C’est aussi l’expression de notre désir de l’accueillir dans nos cœurs. Le jeudi saint nous recevrons son enseignement : il lavera nos pieds pour nous montrer son amour gratuit, sa tendresse et son pardon, et nous invitera à aimer nos frères et sœurs comme lui nous a aimés. Le vendredi saint nous aurons la possibilité de nous laisser émerveiller et peut-être émouvoir jusqu’aux entrailles par cette expression de l’amour total d’un Dieu fait homme qui a donné toute sa vie pour nous.

Ensuite la lumière de la résurrection viendra toucher nos cœurs à la veillée pascale et le dimanche de résurrection. Nous entendrons les apôtres proclamer :

« Nous vous annonçons la Bonne Nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, ses enfants : Il a ressuscité Jésus » (Ac 13, 32-33).

« Le Christ est ressuscité des morts. Par sa mort Il a vaincu la mort, Aux morts Il a donné la vie » (Liturgie byzantine, Tropaire de Pâques).

Cette Bonne Nouvelle qui a rejoint les apôtres au plus profond de leur misère, de leur couardise et de leur tristesse, a transfiguré leurs vies. L’esprit vivifiant de notre Seigneur Jésus Christ a répandu l’amour de Dieu en leurs cœurs et l’expérience du pardon de leurs péchés, la vie nouvelle qui leur a été donnée a métamorphosé leurs existences. Les pauvres hommes qu’ils étaient sont devenus des preux tellement valeureux qu’ils ont dépensé leurs vies, pour certains jusqu’au martyre du sang, en réponse à cet amour. D’autres à leur suite ont témoigné avec hardiesse que Jésus Christ est le Seigneur de la mort et de la vie.

Cette annonce de la Bonne Nouvelle n’a jamais perdu de sa force et a poussé l’Eglise, toujours et partout, à témoigner par la foi et les œuvres de son amour pour Jésus. Et bien que toutau long des âges, de nombreux nuages se soient levés et aient obscurci cette lumière de la résurrection, aucune guerre, aucun pouvoir des ténèbres ne pourra jamais l’anéantir.

Alors pleins de courage et d’espérance, entrons dans ce temps de Pâques, cinquante jours pendant   lesquels nous pourrons, tous je l’espère, gouter par anticipation à la paix, à la joie, à l’amour qui vient du ciel.

Joyeuses Pâques à tous !

Jorge Marques, curé