Le mot du curé

L’espérance, une ancre pour notre âme.

Chers paroissiens,
Nous venons de vivre un été très chaud. Pas seulement parce que nous avons battu tous les records de température et à cause de la sécheresse, mais aussi par les informations qui nous arrivent des quatre coins du monde.

Un été chaud et meurtrier : depuis l’Ukraine où le conflit s’enlise, jusqu’en Afrique où les groupes terroristes créent la confusion et la désolation partout où ils passent et s’attaquent impunément aux chrétiens ; plus de 50 frères tués dans l’attaque au Nigéria à la Pentecôte, églises brulées en Egypte. En Inde aussi : violences hindoues contre les chrétiens, leurs lieux de culte et leurs biens ; persécution terrible au Nicaragua par la dictature en place. Mais encore en France, avec de nombreuses dégradations d’églises, d’attaques au couteau et un sentiment d’insécurité généralisé. Tout cela dans un contexte d’inflation brutale et inédite avec une augmentation brusque et forte du prix de l’énergie et de tant de matières premières ; la conséquence en est des familles de plus en plus
nombreuses qui peinent à tenir les deux bouts, d’autant plus que ces augmentations sont pour l’instant contenues par une espèce nouvelle du « quoi qu’il en coûte ».

Si vous avez réussi à me lire jusqu’ici vous vous dites certainement que je reviens de vacances déprimé et que je veux vous casser le moral ?

C’est précisément le contraire. Parce que toutes ces mauvaises nouvelles avec lesquelles les médias nous abreuvent chaque jour sont comme une coupe amère que l’esprit du mal utilise pour nous décourager, pour introduire dans nos cœurs la peur de l’avenir, la peur de l’autre, la peur de ne pas réussir, de perdre son travail, de ne pas tenir le coup ; peur pour le monde dans lequel vont vivre nos enfants et petits-enfants et finalement de baisser les bras : de toute façon ce sera toujours comme ça alors à quoi bon ?

Pourquoi lutter, se fatiguer ? C’est la faute à…

Mais pour les chrétiens il n’en va pas de même. Celui qui croit en Dieu, sait au plus profond de lui-même que c’est lui le maître de l’histoire, la cause première de tout et qu’il gouverne le monde avec sagesse et intelligence. Dieu est amour et source de tout bien. Il n’a pas voulu le mal qui est entré dans le monde par l’envie du Diable comme nous le rappelle le livre de la Sagesse : « Oui, Dieu a créé l’homme pour l’incorruptibilité, il en a fait une image de sa propre nature ;  c’est par l’envie du diable que la mort est entrée dans le monde : ils en font l’expérience, ceux qui
lui appartiennent ». (Sg 2, 23- 24). L’Histoire n’est pas cyclique à cause du mal et des conflits qui reviendraient sans cesse, inéluctablement, mais elle est tournée vers le ciel, vers le Royaume
des cieux qui est justice, paix, et joie dans l’Esprit Saint.

C’est pourquoi je vous invite dans cette rentrée à lever les yeux vers Jésus Christ, le seul qui a vaincu la mort définitivement. À demander à Dieu l’Esprit Saint, le seul maître intérieur qui veut nous donner les clés de discernement pour comprendre l’histoire, et donner sens à tous les événements de notre vie.

L’itinéraire de formation chrétienne qui vous sera proposé à partir du lundi 26 septembre cherchera précisément à ouvrir dans notre paroisse un lieu de formation pour l’intelligence de la
foi. Vous êtes tous les bienvenus.

P. Jorge Marque