Le mot du curé

Dieu, la science, les preuves :

c’est le titre d’un livre paru fin 2021 et devenu, en quelques mois, un best- seller.

Ses auteurs ont voulu partager leur enthousiasme devant ce que lascience contemporaine nous dit de l’histoire de l’univers. Elle se déploie du Big Bang jusqu’au cerveau humain. Sa minutieuse complexité ne peut être l’œuvre du hasard. Les critiques n’ont pas manqué de rappeler le mot de Blaise Pascal : « Dieu ne se prouve pas, il s’éprouve ». Certes. Mais le constat demeure pourtant :

l’univers est intelligent et intelligible. Un Logos, une rationalité, un sens, un dessein s’y déploie.

 

Mais quel rapport avec Noël ? L’Évangile du Jour de Noël commence précisément parces mots du Prologue de Saint Jean :

« Au commencement était le Verbe » (en grec le Logos) et « le Verbe s’est fait chair », en Jésus, Christ, Fils de Dieu.

C’est     ce     que     nous     appelons

« l’Incarnation » : comme il a pris chair dans l’enfant Jésus né dans la crèche de Bethléem, le Logos, le dessein de Dieu prend chair dans le Corps de l’Eglise. En elle naît une humanité nouvelle, transformée en Dieu.

Ainsi Noël est bien plus que l’anniversaire du fondateur d’une

 

grande religion. La fête célèbre une

nouvelle étape de ce magnifique projet divin qui se déploie dans la Création depuis sescommencements. Un projet dont le moteur est l’Esprit d’Amour. Que cet Esprit imprègne et transforme nos familles chrétiennes qui célèbrent Noël.

Dans une Europe gangrénée par la désillusion, le cynisme, le culte de l’immédiateté, nous avons la chance d’être disciples du Christ Jésus, Verbe fait chair. En ces temps d’incertitudes, nous sommes bien en cela dans le

« Sens » de l’Histoire. De l’Avent jusqu’à Pâques suivons ses pas.

 

Abbé François Martz